J9 - Détente à Padangbai
Après notre éprouvante journée de la veille pour rejoindre Bali, nous n'aspirons qu'à la détente...
Le "campement" a profité d'une bonne nuit (Eliott s'est endormi à côté de Théo avant de retrouver sa tente) ...
et après un délicieux petit-déjeuner au homestay (crêpes banane, assiette de salade de fruits, thé), direction la plage toute proche. Ou presque.
A vol d'oiseau, notre "Bamboo Paradise" est effectivement à quelques mètres de la mer, mais pour les bipèdes, il faut d'abord arpenter un chemin de terre jonché de cailloux et de détritus (et ça monte raide !) puis redescendre un chemin tout aussi accidenté pour accéder enfin à la petite crique.
Le paradis, ça se mérite ;-)
Nous pensions explorer un peu les fonds marins, malheureusement, vu le courant et les vagues, seul Thomas s'y risquera. Theo et Oscar s'éclatent dans les vagues et sympathisent avec deux frères français de 8 et 9 ans, des petits parisiens dont les parents ont apparemment une maison ici à Bali et qui sont là depuis 1 mois déjà. Karine se contentera d'une trempette des jambes, Eliott s'étant endormi dans le porte-bébé...
La roche de la côte est clairement de la lave refroidie : elle forme des concétions sur les lesquelles il est difficile de marcher pieds-nuds.
Du coup, lorsque l'eau passe dessus, elle enlève quelques particules qui donnent au sable une coloration noire, bien que ce ne soit pas une véritable plage de sable noir comme nous en verrons plus tard.
Bien revigorés, nous nous dirigeons vers le village pour poursuivre la journée. Padangbai est un petit village de pêcheurs où une enfilade de petits restos/hôtels et clubs de plongée font face à la plage de sable blanc, mais qui est surtout le port d'embarquement pour les ferries vers l'ile voisine de Lombok (24h/24 !).
Nous dégustons d'excellents poissons au "Padangbai café" : barracuda sauce citronnée pour Karine et pêche du jour grillée dans sa feuille de banane pour Thomas. La petite dame du resto part cueillir la feuille de banane pendant que son mari gère le barbecue sur la plage en face! Pour la vaisselle, les filles de la familles appellent le chien du voisin qui aura droit aux restes déposés sur le sol, et ensuite vaisselle dans les bacs plastiques (eau de mer?).
Notre futur CM1 essaie de se souvenir comment on écrit histoire de ne pas trop perdre la main...
Theo et Oscar se régalent de poulet-frites et omelette-frites respectivement. Le tout accompagné de délicieux jus de fruits (bananes, mangue) passés au blender sous nos yeux. Aujourd'hui on a fait un extra, l'addition est montée à 185 000 roupies (soit environ 17€...). Pour Eliott c'est toujours Bledichef au menu, et chaque fois les indonésiens sont épatés de voir qu'il existe des petits repas tout prêts pour les bébés. Ici c'est lait et riz, et quand ils grandissent, ben ils mangent comme tout le monde! Notre petit difficile, lui, nous recrache toujours ses nouilles...
Les restaurateurs nous kidnappent Eliott qui va encore de bras en bras jusqu'aux commerces du bout de la rue...
Nous profitons de cette pause déjeuner pour organiser la journée du lendemain, en réservant les services de taxi du beau-frère du restaurateur pour une virée dans l'intérieur des terres, sur les pentes du Mont Agung, le volcan qui culmine à 3142m.
Il est déjà 16h et si nous voulons profiter des 2h qu'il nous reste, il ne faut pas trainer. L'objectif est de découvrir le côté nord de la baie. C'est la plage qui abrite les Parhus, ces petits bateaux traditionnels à balanciers très colorés.
Traversant la route pour aller mettre un papier à la poubelle (le genre de truc qui n'arriverait jamais à un local vu qu'ici les poubelles c'est la rue et la mer...) Théo se fait heurter par un scooter qui déboulait à toute vitesse, comme beaucoup ici. Il nous dit avoir bien regardé des 2 côtés, mais comme ici la circulation vient de l'autre sens et qu'elle est pour le moins anarchique... Bref, le scooter s'arrête juste sur son pied : plus de peur que de mal !
La baie n'est pas très large, environ 500 m, et est fermée par un cap rocheux d'une cinquantaine de mètres de haut qui abrite un temple, le Pura Silayukti. Ça grimpe bien dur, preuve que Théo n'a rien. Du haut la vue n'est pas extraordinaire sur la baie car on n'arrive jamais à se dégager de la luxuriante végétation où se mélangent bananiers, palmiers, frangipaniers, papayers, bougainvilliers, etc.
Toutefois, le sommet s'ouvre sur l'entrée du temple, toujours un peu différente du précédent, même si on ne peut toujours pas rentrer à l'intérieur.
Enfin, nous descendons sur la plage de Blue Lagoon, située sur le versant Est de ce promontoir, réputée pour la qualités de ses coraux et poissons. Malheureusement, pas de plongée aujourd'hui car il y a beaucoup de vent et de grosses vagues qui nous en empêchent, sans compter que la lumière n'est plus trop au rendez-vous. Les gars trempent les pieds pendant que Papa fait quelques photos, notamment des cactus qui surplombent la mer, recouvrant les falaises de l'anse.
Eliott, lui, arrose une dernière fois les poissons : il n'aura pas mouillé sa couche de la journée !
Avant de rentrer à l'hôtel pour se rafraichir et ressortir diner, nous devons acheter nos billets de ferry pour Lombok le surlendemain, ainsi que nos billets de vedette rapide pour rentrer des îles Gili vers Padangbai le 23 juillet. En effet, nous allons partir vers le sud de Lombok le 17, donc prendre le ferry "lent" qui mène en 4 à 5 h (selon la météo) vers le port de Lembar d'où un chauffeur nous mènera vers Kuta Beach. Puis nous traverserons l'ile du sud au nord pour rejoindre les 3 îles Gili. Or celles-ci sont desservies directement depuis Padangbai en Fastboat (genre des vedettes avec 6 moteurs de 250cv, excusez du peu !) en 1 h. Reste à trouver le meilleur tarif, car on sent que ce n'est pas la grosse affluence ici en ce moment... La première boutique nous indique le tarif officiel 660 000 roupies / personne (qui est en fait le prix pour le plus fort tarif début août...). Un français qui nous entend nous indique qu'il a obtenu 600 000 pour lui et sa femme un peu plus loin dans la rue... C'est en effet le tarif que nous propose spontanément l'échoppe suivante, soit 900 000 pour nous cinq (1/2 tarif enfants et BB gratis) et nous lui disons qu'on repasse ce soir. Dernière tentative 100m plus loin et le jeune type nous donne spontanément du 200 000 par adulte et 100 000 par enfant, soit 800 000 au total en ajoutant à cela un taxi pour nous conduire à Ubud à notre arrivée ! Banco, affaire conclue ! Nous comprendrons peu après en revenant régler que c'était le petit frère du proprio et qu'il a du se prendre une avoinée après-coup ! Comme nous nous y sommes engagés, nous ne révèlerons pas le nom de l'enseigne, mais sachez qu'on peut obtenir ces tarifs...
L'histoire de la journée se termine au resto plutôt pizza et pâtes pour les enfants, Thomas restant dans la découverte de l'Indonésie avec un délicieux plat végétarien de petits légumes cuisinés à la noix de coco râpée. Nous passons acheter une glace aux enfants, toujours à la même vendeuse, qui nous connait bien maintenant, et allons coucher tout ce petit monde avant de nouvelles aventures demain !