J8 - Journée de Mer****pati : 14 juillet 2012
Il y a des jours comme ça, les couacs s'accumulent.
La nuit a encore été courte car Eliott se remet à tousser et couler du nez, et surtout, a faire de la fièvre (39,4). Heureusement nous avons une pharmacie conséquente, mais tout de même... En fin de matinée, nous devons reprendre un vol vers Denpasar et comme celui de l'aller a été retardé de trois heures, nous faisons appeler la compagnie pour nous assurer qu'aujourd'hui ce ne sera pas à nouveau le cas.
Nous enfilons notre petit déjeuner rapidement, mais malgré tout n'aurons pas le temps d'aller faire un plouf dans la piscine de l'hôtel avant de partir car notre guide nous attend déjà pour nous conduire à la "mirror cave" de Batu Cermin, découverte par un hollandais dénommé Théodorus. En cas de pluie, certains boyaux se remplissent d’eau et le soleil y pénètre à certaines heures, créant des reflets, voire des arcs en ciel dans le noir.
Notre guide, Yohan, nous indique qu’on peut y croiser des araignées noires, de pithons ou des chauves-souris (nous ne verrons que ces dernières) nous rassurant « je suis là, je contrôle ! ». Gloups !
Seuls les 3 grands gars rentrent avec lui dans l’étroit boyau qui accède aux salles souterraines car Eliott et Karine ne se voient pas ramper…
On y découvre la « salle de conférence » dans laquelle se réfugiaient les populations préhistoriques.
On peut y trouver également quelques fossiles bien conservés comme cette tortue.
Après cet intermède de fraicheur, il fait à nouveau une chaleur de plomb, ce qui n'arrange rien pour faire baisser la fièvre de notre petit loulou.
Nous filons à l'aéroport pour enregistrer"sereinement" nos bagages puisqu'au matin on nous a confirmé que le vol était à l'heure. Au fait ! Pas besoin de passer au scanner : il ne marche pas... Les gars derrière le comptoir Merpati sont au moins 8 derrière le guichet,dont un préposé à l'agrafeuse. La plupart des autres, soit ne font rien, soit écrivent à la main les étiquettes pour les bagages et les cartes d'embarquement !
Naïfs que nous sommes...Le vol est d'abord repoussé de 2h30, puis nous décollerons finalement au bout de 3 heures sans nos bagages, qui eux sont sensés êtres acheminés "plus tard" vers Denpasar (pour une sombre histoire de vent et de manque de carburant, super rassurant...). Elles ne sont pas sur liste noire par hasard les compagnies indonésiennes... Bref, panique à bord, on se retrouve potentiellement sans nos sacs, avec notre Eliott tout malade. On nous propose de partir plus tard avec nos bagages mais décidons de rejoindre au plus vite Bali au cas où Eliott aurait besoin d'un médecin. L'aéroport est bien sur minuscule (une seule salle), pas de toilettes ni d'eau courante, mais heureusement quelques ventilos et une clim pour nous rafraichir un peu et des prises de courants squattées ça et là pour brancher l'électronique... Theo et Oscar s'occupent en jouant avec les iPad/iPhone.
Nous essayons d'obtenir que nos bagages soient embarqués, mais en vain, et sommes bien surpris de voir monter tout en dernier un petit groupe de 5 autres touristes avec, eux, tous leurs bagages...
A bord on nous servira tout de même une mini collation (ben oui, rien mangé ni bu depuis le matin !) et arriverons très en retard, mais sans encombre à Denpasar où nous devrons attendre encore 2 grosses heures pour retrouver enfin nos bagages (et là on fait court, mais il y aurait de quoi écrire un roman). Bref, Merpati, à proscrire définitivement...
Nous aurons passé la journée dans les aéroports alors que nous avions prévu passer l'apres-midi à la plage, ou aurions au moins pu profiter un peu de notre chouette hôtel à Labuan Bajo et de sa pisicne si nous avions été informés du retard du vol...
Nous arrivons enfin à Padangbai, sur la cote est de Bali, au bout d'une heure trente de taxi (embouteillages monstres à Kuta et circulation ahurissante comme toujours !). Sans compter le petit bouchon à l’arrivée sur Padangbai car les gars du « Conseil général » refaisaient la route, de nuit, en tongues, sans arrêter vraiment la circulation…
Le taxi, que nous avions réservé avec notre package à Flores et qui savait bien que nous venions de passer une bonne journée pourrie aura quand même le toupet de nous demander une rallonge en nous déposant à l'hôtel (et il s'est assis dessus, faut pas pousser...). Sur ce, une jeune belge nous acceuille au "Bamboo Paradise" en nous indiquant qu'elle venait tout juste de reprendre l'établissement il y a deux jours et qu'elle n'avait pas connaissance de notre réservation, et que du coup notre chambre était déjà louée... Mais nous en propose une autre plus grande à la place, ouf;-) Ce "homestay" offre seulement 4 chambres plutôt modestes, à peine de quoi poser nos sacs, mais cela suffira bien.