J5 - Temples, du nord au sud : mercredi 11 juillet 2012
Nous avons rendez-vous avec notre chauffeur, Nimane, à 10h. Il s’appelle comme cela comme tous les 3e garçons des familles balinaises. Celles-ci comptent traditionnellement 4 enfants, prénommés selon un ordre établi. Mais il nous indiquera en route que le gouvernement demande désormais de se limiter à 2 enfants. Nous montons dans son minibus à 3 banquettes, modèle typiquement local inconnu chez nous, et hop ! il fonçe à travers la ville, usant comme il se doit du klaxon à qui-mieux-mieux dès qu'un motocycliste se rapproche un peu trop ou qu’il en aperçoit un qui s’apprête à s’engager de façon un peu hasardeuse ou trop hardie.
Nous quittons peu à peu Kuta sans nous en apercevoir car le paysage ne change que subtilement, passant des échoppes à touristes, hôtels, discothèques, magasins de marques à des choses plus traditionnelles et artisanales. Juste au nord de Kuta, justement, Semyniak est le berceau de l’artisanat du meuble et de la décoration : bois flottés, bois sculpté, meubles massifs, fontaines, statues, tout ce qu’on trouve dans nos Pier Import et consors vient sans doute majoritairement d’ici.
De temps en temps, nous croisons aussi des familles en pleine cérémonie d’après-crémation, qui a sans doute eu lieu la veille. Ils s’installent ainsi sur le bord de la route.
Puis nous atteignons les premières rizières et profitons ainsi du fameux paysage qui a fait aussi la réputation de Bali. Quelques hommes sont dans les champs, protégés par leur chapeau pointu de paille.
C’est Tanah Lot que nous visons, à environ 1h de route de l’hôtel, un fameux temple hindouiste (religion de 90% de la population de Bali, quand l’Indonésie est le plus grand pays musulman du monde par sa population) qui est bâti sur un rocher. Leur petit Mont St-Michel quoi ! L'histoire dit que c'est le prêtre qui a fondé ce temple qui l'a séparé de la terre ferme. En tout cas, à l'heure qu'il est, c’est marée basse, donc on peut descendre sur la plage et tourner un peu de chaque côté.
On ne peut toutefois entrer dans les temples, car ils sont réservés aux cérémonies. Celui-ci abrite une grotte sous le rocher, d’où jaillit une eau sacrée, mais il faut payer pour s'approcher et faire des photos.
Difficile de savoir à quoi ressemble précisément le temple vu qu'il fait face à la mer, mais reste que le rocher qui l’héberge présente de drôles de formes. Finalement, après être entrés tout droit, à travers l’inévitable village de boutiques, nous ressortons par le chemin de la corniche, au nord, qui donne une vue beaucoup plus majestueuse depuis les falaises voisines.
L’une d’elle, avec son gros trou, est une sorte de petit Etretat : décidément ils nous ont tout piqué sur les côtes de la manche ! Bientôt le Tunnel sans doute !
En repartant, en direction de Sanur, sur la côte opposée, notre Nimane nous propose de nous arrêter sur une plage de Canggu pour déjeuner. Riche idées car le swell est très chouette, fréquenté par pas mal de surfers français paraît-il, et le Dian Café qui nous accueille pour ce petit repas traditionnel possède quelques tables en bord de plage, ainsi qu’une douche qui nous permettra de rincer nounouille N°2 qui était parti avec son frère mettre un peu les pieds dans l’eau en attendant le service. Sauf qu’Oscar avait décidé de marcher vers le large en regardant plutôt ses pieds, jusqu’à ce qu’il se fasse surprendre par un gros rouleau…Bingo ! La photo juste avant l’impact :
Quelques centaines de mètres après être repartis, Thomas se rend compte qu’on est partis sans payer et demande au chauffeur de faire demi-tour, ce qu’il nous conseille en effet car ce ne serait pas bon pour le karma ! On poura avoir de la malchance pendant tout le séjour, voire tomber malades en rentrant… Ouf !
Sanur est l'ancienne station balnéaire un peu chic, sur la côte est, au niveau de Denpasar, la capitale que nous traversons au milieu de rues animées et d'un brouhaha incessant. C'est un peu la plage de Denpasar. Elle était autrefois protégée par une barrière de corail, mais celle-ci a été tant abimée que les vagues ont grignoté la plage. Les investisseurs japonais ont mis les moyens nécessaires pour construire des digues et préserver ce lieu de villégiature bordé d'hôtels plutôt haut de gamme. Ça a l'air beaucoup plus tranquille que Kuta en tout cas. Nous y passons une petite demi-heure, pendant la sieste d'Eliott, le temps que Karine et les 2 grands se baignent, devant de jolis voiliers à balanciers.
Puis iI faut prendre la route du sud sans tarder car nous devons atteindre le temple d'Uluwatu, situé au sud-ouest de la presqu'île de Bukit, avant le coucher du soleil. Cette partie de l'île est très différente, beaucoup plus sèche et aride car le sol est calcaire et ne conserve pas l'eau.
Le parking est beaucoup plus rempli que celui de Tanah Lot ce matin car ce sont les couchers de soleil qui sont les plus prisés sur ces 2 sites. D'autant plus Uluwatu qu'y est donné, à 18h du soleil couchant jusqu'à la nuit, un spectacle de danse traditionnelle au pied du temple. Il faut se méfier des singes qui sont là-bas très agressifs, volant lunettes et appareils photos aux imprudents. Thomas, le nez collé au viseur de l'appareil photo, sera sauvé de justesse par le coup de baton d'un guide !
Vers le sud, le sentier remonte vers le temple, inaccessible bien sûr au commun des mortels, qui a la particularité d'être situé au bout du cap et de présenter un toit en trois étage recouvert d'une sorte de chaume. THE photo à faire est celle-ci avec la découpe en ombre chinoise sur le ciel orangé...
Nous filons prendre nos billets pour le show, déjà bien complet, et nous nous asseyons du coup en bord de scène, à la meilleure place finalement.
Pas de musique, mais environ 50 hommes qui scandent un chant traditionnel très rythmé et envoutant. Puis apparaissent les danseuses et autres personnages grimmés de masques et costumes traditionnels qui racontent une histoire, 1 heure durant. Elle se termine avec des singes facétieux et impressionnants qui jouent avec les spectateurs avant d'immoler le dernier, méchant, dans un cercle de feu. Du grand spectacle !
Au terme d'une heure de route à travers les villes qui s'animent pour le soir, nous faisons un arrêt au Mac Do pour commander un menu que nous mangerons à l'hôtel pour avoir la paix pendant la confection des bagages, car nous partons à 6:30 demain matin, en direction de l'aéroport, terminal des vols domestiques...