J6 - Inoubliable anniversaire ! 12 juillet 2012
Aujourd’hui, Thomas fête ses 38 ans ! Pour l’occasion Karine a concocté une petite excursion spéciale… Debout 6h du mat’ pour commencer car un chauffeur nous attend à 6h45 pour nous emmener à l’aéroport de Denpasar. Nous avions préparé la veille les sacs, les tenues à mettre, etc. pour gagner du temps et pour une fois cela a marché ! La nouveauté du matin, c’est qu’on commence notre traitement anti-paludisme car nous quittons l’île « civilisée » de Bali pour des régions beaucoup plus sauvages…
Notre chauffeur se plante de route à l’entrée de l’aéroport et est quitte pour un petit demi-tour à un endroit interdit, mais nous arrivons à bon port. Avec quand même l’estomac barbouillé pour plusieurs d’entre nous : tourista qui s’annonce ? Chaleur ? Ou tout simplement le manque de sommeil et la fatigue ?
Deuxième péripétie : avant de décoller pour Labuan Bajo, sur l’île de Florès, qui n’est pas réputée pour ses distributeurs automatiqures, nous devons refaire le plein de cash, pour régler le solde de notre excursion. Il nous faut 4500000 roupies minimum, malheureusement, sur les 5 distributeurs, aucun ne délivre plus de 2.500.000 roupies... Donc 2 retraits, ce qui va sans doute multiplier les commissions de change.
Troisième péripétie : nous cédons à un porteur insistant qui charge nos sacs sur un chariot et nous emmène vers l’aérogare, à 300 m du parking. Arrivé au guichet, Théo lui tend un petit billet et le type fait la moue, réclamant 10 fois plus, genre de quoi quasiment nous payer un déjeuner pour quatre ! Thomas lui rallonge un peu la sauce et le type énervé prend ça pour un affront, nous jette le billet à la face et s’en va en maugréant… Bon, ben plus jamais de porteurs !
Quatrième péripétie : à peine quitté notre gars, nous apprenons que le vol de 8h50, pour lequel nous avons à peine dormi, est retardé de 2h30 ! Ca c'est vraiment la cata car un chauffeur nous attend à l'arrivée pour nous faire embarquer sur un petit bateau en direction des îles de Rinca et Komodo, à la rencontre des Dragons de Komodo, fameux varans, hérités de la préhistoire, et qui ne vivent que sur 4 îles, ces deux-là étant les plus grandes (27 km de long sur 20 de large, mais loins d’être rectangulaires !).
Là nous allons perdre 3 h sur le programme, ce qui lui sera assurément préjudiciable... Faire tout ce chemin pour apprendre ça, sans aucune explication sur le retard du vol bien sûr ! Le "customer service office » de la compagnie Merpati se retrouve squatté le temps d’engloutir les quelques tartines de pain-beurre-confiture remises à 6h30 par le resto de l’hôtel de Kuta faute de pouvoir prendre notre vrai petit déjeuner à cette heure là. Puis patience dans la salle d’embarquement bondée. La plupart des vols partent vers la capitale, Jakarta, et nous ne sommes qu’une quarantaine à embarquer dans un MA-60, appareil chinois à hélice... Pas de frayeurs, si ce n'est l'atterrissage pendant lequel on a l’impression que tous les boulons du zinc vont sauter !
Nous sautons sans tarder dans le minibus, après y avoir tassé les sacs, direction le port de la « capitale » de l’île, 3000 habitants quand même !
Nous y faisons connaissance avec notre embarcation et son équipage, aussi nombreux que ses 5 passagers Constantin ! Ainsi que de Yuventus, le patron de l’agence avec qui Karine a négocié la croisière. Vraiment désolé du retard que nous avons subi, il nous rassure mais annonce que nous ne pourrons sans doute pas faire une des pauses plongées initialement prévues, ni le détour par les chauves-souris, dites « flying-foxes ». Par contre, il nous ravit en indiquant qu’à l’occasion de l’anniversaire de Thomas, il nous a upgradé dans un « palace » de Labuan Bajo avec air conditionné, piscine et dîner à la place du bouiboui local que nous avions réservé initialement pour la nuit du lendemain avant de redécoller vers Bali. Sympa !
L’équipage largue les amarres, direction Rinca, l’une des 4 îles sur lesquelles vit le varan de Komodo, appelé également Dragon de Komodo, du nom de l’île principale où on le trouve.
Labuhan Bajo est le port de départ de toutes les croisières du coin, il y a donc plein de bateaux, comme le nôtre ou un peu plus gros ou plus classes !
Nous entrons donc dans le Parc National de Komodo, classé au patrimoine mondial de l'humanité. La mer est magnifique, percée parfois de tâches bleu turquoise selon la profondeur, et nous sommes entourés d'îles ou ilots au relief montagneux, de couleur ocre car c’est la saison sèche et l’herbe est un peu jaunie. Il y a très peu de végétation, souvent de la mangrove au bord de l’eau, des arbres isolés sur les sommets.
En fait, il semble y avoir plus d’arbres au centre que sur les côtes, l’eau ruisselant sans doute mieux vers les vallées. Tout cela est quasiment inhabité, à l’exception de temps en temps d’un village de pêcheur, posé là, au bord de l’eau…
Nous prenons notre premier déjeuner dans le carré sur le pont avant et le chef parvient à nous faire un succulent repas typique dans sa minuscule cuisine sur le pont arrière du bateau : beignets de poissons et de courgettes, riz blanc et sauce de légumes (épinards, haricots verts, choux blanc, carottes, etc.), tofu, le tout juste épicé comme il faut pour nos palais délicats. Ô miracle ! Théo et Oscar mangent bien et se jettent même sur les beignets de poisson, meilleurs que les nuggets du Mac Do… A chaque dessert : salade de fruits frais. Que demander de plus !
Les 2 cabines doubles font à peine plus que la taille du lit, ce n’est pas le Costa Concordia… Ceci dit, niveau sécurité, on a quand même aperçu 2 ou 3 gilets de sauvetage (qui serviront à nos équipiers lors d’une plongée). Par contre, pas une radio à bord, ni le moindre appareil de navigation... Tout au jugé !
Heureusement, nous avons amené le gilet d’Eliott, car ce dernier ne pense qu’à une chose : escalader les rembardes ! LA solution sera trouvée avec le porte-bébé dans lequel il restera calme tout en profitant de la vue en toute sécurité (ou presque !)
La cabine des parents et d’Eliott est bien vite investie pour la récupération durant les 2h de traversée vers l’entrée du parc national à Rinca… Admirez cette sympathique décoration intérieure !
Malheureusement, en arrivant là-bas, un garde nous indique que le parc est clos pour aujourd’hui et qu’il faut désormais attendre demain matin, si possible dès l’ouverture vers 7h… Cette déception sera atténuée par l’optique d’une plongée avant que la nuit ne tombe (pas le meilleur moment quand même car le soleil pénètre l’eau en rasant…) pour les 3 hommes, Karine gardant Eliott qui s’est endormi dans le porte-bébé. Nous rebroussons donc chemin pour rejoindre le spot de Kambing Island à quelques minutes de navigation et laissons donc l'entrée du Parc.
Théo convient avec Thomas d’un signe avec index et majeur pour lui indiquer les poissons « trop cools » !
Et là, malgré les mauvaises conditions, la magie opère immédiatement dès que l’on met la tête sous l’eau. Les coraux sont magnifiques, les poissons aux couleurs vives prolifèrent et quelques beaux spécimens rentrent dans la boite.
Oscar qui a « plein de problèmes », décide de remonter dans le bateau tandis que Thomas et Théo poursuivent un petit peu malgré la luminosité vraiment faible.
Vous vous en rendrez compte surtout quand vous verrez les prochaines photos sous-marine : rien à voir !
En sortant de l’eau, le vent se lève et rafraichit nettement l’atmosphère, si bien que tout le monde se retrouve bien vite en pantalon et polaire, sans douche, puisqu'il n'y en a tout simplement pas sur le bateau ! D'ailleurs, à part les bouteilles d'eau minérale de la glacière, il n'y a pas d’autre eau claire puisqu’on a vu le cuisinier faire la vaisselle à l’eau de mer… Pendant ce temps, le capitaine retourne amarrer le bateau devant le ponton du parc pour être prêts pour demain matin.
Les gars ont allumé le groupe électrogène donc nous avons de la lumière, un ventilo dans chaque chambre, mais le tout sera coupé vers 22h.
Notre guide propose à Théo et Oscar une petite partie de pêche à la ligne de nuit (sont rentrés broucouilles, comme on dit dans l'bouchonnois...).
Avant d’aller au lit, une partie de Sept Familles Lapins Crétins (si, si ! ça ne s’invente pas !) et si les gars enfilent le pyjama et se glissent dans leur sac à viande « Cars » confectionné par Mamie Jacqueline, Thomas et Karine restent habillés pour cette courte nuit, bercés entre les effluves de gasoil et celles de l’anti-moustiques dont on s’est aspergés…