Jour 24, 29 juillet 2013 : luxe, calme et volupté
Grasse matinée et déjeuner tranquille dans la chambre avant de filer à la piscine de l'hôtel, très sympathique avec son eau à 30 et son jacuzi attenant avec son eau à au moins 37 ! On l'a pour nous tous seuls, comme d'habitude, et le maître nageur parait ravi d'avoir un peu d'activité et nous sort bouées et lunettes pour tous les champions de plongeon. Eliott s'y met aussi et est de plus en plus aguerri, n'ayant plus peur de mettre la tête sous l'eau, nageant seul avec son gilet de flottaison, sautant du bord dans le grand bain.
Une fois bien rafraîchis par cette baignade matinale, nous prenons la direction de l'immense "grande mosquée" Sheik Zayed Bin Sultan Al Nahyan, mais elle semble malheureusement fermée à cette heure... Nous retenterons notre chance demain matin car cela fait partie des incontournables d'Abu Dhabi.
Qu'à cela ne tienne, nous prenons alors la route vers la "corniche"qui borde la mer pour visiter le "heritage village", un aperçu de la vie locale avant l'exploitation pétrolière, avec souk, mosquée, échoppes d'artisans, etc. Mais pas de bol, c'est ramadan, donc c'est fermé.... En gros en ce moment tout est fermé, y compris les restos, et on a même pas le droit de pique-niquer dans les lieux publics. Bon, on voyage, on a l'esprit large, mais quand même c'est un peu lourd...
On profite au moins de la superbe vue sur la ville, les pieds dans l'eau turquoise. malheureusement pas le droit de se baigner non plus à cet endroit...
On y croise le choc entre la tradition ancestrale et la modernité la plus débridée avec le Emirates' Palace dont nous parlerons plus loin.
Nous reste donc le centre commercial de la marina situé juste en face, dont la majorité des boutiques ont les volets baissés bien sur sauf le Carrefour ! Yeeeeessss !!! Ce midi ce sera donc pique-nique dans la voiture avec les victuailles achetées au supermarché. On en profite pour faire un nouveau plein d'épices à ramener à la maison, ainsi que de dattes qui nous font bien envie. Et au diable le ramadan, on prend même un pot de Nutella pour le goûter, toc. Pendant ce temps-là, les émiratis s'amusent sur la patinoire du centre commercial, sans doudoune ni gants, mais avec leur turban !
Prochaine étape, et autre incontournable de la ville, l'Emirates Palace, l'un des hôtels les plus luxueux au monde. Et à nouveau pas de bol... On est en short et c'est interdit. C'est vrai que quand il fait pas loin de 50 degrés à l'ombre, t'as pas tout de suite le réflexe de mettre un pantalon le matin... Bref, journée poisse ! Enfin, on se console en admirant les fabuleuses tours en profil d'aile d'avion qui abritent, juste en face, le siège d'Ethiad Airways.
Nous décidons donc de rentrer à l'hôtel profiter de piscine et de la salle de gym pour Thomas. Nous traversons en chemin des quartiers qui n'ont rien à envier à Bel Air à Los Angeles tant les villas sont imposantes.
Nous faisons un arrêt rapide à la plage... Déserte comme le reste, mais tout de même surveillée par un maître nageur. L'eau est hyper chaude, sans doute la mer la plus chaude dans laquelle nous ayons jamais plongé, puisqu'on avait plus chaud dans l'eau que dans l'air...
Après dîner nous enfilons nos pantalons... Bien décidés à retenter notre chance à l'Emirates Palace ! Les gars sont ravis de reprendre la voiture car le soleil est couché, donc les émiratis sortent de chez eux pour aller dîner, donc l'occasion de voir des supercars sur la route...En tout cas on peut au moins profiter de la vue de nuit sur la skyline.
L'arrivée sur le site est déjà plutôt accueillante avec les LED de couleurs qui changent dans les fontaines du portail !
Cette fois nous rentrons sans problème dans cet antre du luxe, dont le hall et les expositions sont accessibles aux touristes lambdas, qui en prennent plein les mirettes devant cette débauche de marbre, de cristal et de dorures : tous les plafonds sont faits à la feuille d'or.
À l'instar du Burj Al Arab de Dubaï, l'établissement se targue d'être un 7 étoiles et se résume en quelques chiffres impressionnants : 1 kilomètre entre les ailes ouest et est, 400 chambres (de 700 à 15 000 € la nuit...), 2000 employés, 1000 lustres Swarovski , sans oublier le fameux distributeur d'or - une curiosité unique au monde. Vous ne repartez pas avec un Mars ou une canette de Coca, mais avec un lingot d'or (par contre, oubliez vos euros, on paie directement en carte bancaire avec un compte bien approvisionné !). Mais ce soir il ne marchait pas, donc on est restés raisonnables ;-)
Allez ! Un dernier coup d'oeil sur la ville depuis l'entrée principale où se déroule le ballet des valets de parking avec des Bentley, Porsche et autres Maserati.
Et une fois dans la voiture, il nous faut faire un tour complet du parking et nous arrêter pour quelques photos, comme avec ces Rolls dont vous noterez que celle de droite a quand même défoncé son radiateur... Ce n'est pas parce qu'on a les moyens qu'on conduit bien...
On s'est lâchés encore au retour sur les concessionnaires de voitures de sport sur lesquels on est tombé par hasard quand Thomas s'est trompé de route et a tourné trop vite... Karine patiente au frais dans la voiture pendant que sa troupe d'hommes va admirer les Ferrari, Mac Laren, Rolls-Royce et autre Frisker Karma, une voiture assez confidentielle dont vous n'avez sans doute jamais entendu parler, mais dont Théo dira : "j'y crois pas ! Une Frisker Karma ! Je rêvais de la voir dans la vraie vie et voilà, mon rêve s'est réalisé...". Bon, on vous la montre pour pas que vous mourriez idiots sans avoir vous aussi concrétisé un rêve que vous ne saviez peut-être même pas que vous l'aviez... Elle n'est pas mal, non ? Ah ! Au fait, c'est une voiture éminemment écolo, à moteur électrique et faite uniquement de matériaux recyclés (les bêtes pour le cuir sont déjà mortes et pas élevées pour ça, le bois provient d'arbres morts d'un lac américain, etc.). Surprenant, non ?