Jour 22, 27 juillet : quitter le Sri Lanka...
Et voilà, alors que le jour nous réveille progressivement vers 6h du matin, c'est notre dernière journée sur l'île qui commence... Les gars n'ont pas vraiment exploité de manière optimale la surface du matelas à leur disposition cette nuit !
Une fois levés et rassasiés, les deux grands filent à la piscine pendant que Thomas procède à des archivages de photos car il arrive au bout de ses cartes mémoires et il va falloir en effacer pour la semaine qui vient. Karine, elle, procède à une nouvelle optimisation des sacs de sorte à pouvoir faire quelques emplettes et leur trouver de la place, idéalement dans les bagages cabine pour éviter les écrasements et autres bris d'objets. Par exemple, le reste de céréales chocolat pour les biberons d'Eliott passe de la boîte en fer à un Ziploc et voilà du volume de gagné ! Il faut dire qu'on a encore 7 jours de repas pour le petit et les assiettes de purées et les compotes prennent encore un peu de place, mais ça va diminuer. On vient quand même de finir nos dernières crêpes : le breton est voyageur et prêt à découvrir d'autres cultures mais quand même !!
Sur le chemin de la piscine, Théo et Oscar capturent un joli petit lézard vert qui va les occuper une bonne partie de la matinée avec une histoire de garde alternée durement négociée afin de pouvoir préserver la baignade. Il a même été placé en famille d'accueil mais comme Thomas n'avait pas l'agrément, au moment où il s'est agit d'une pose photo avec le lézard accroché au ventre d'Eliott, ce dernier l'a fait tomber et a marché dessus... Fin de l'histoire.. ou presque (le lézard repart en boîtant un peu ...) !
Nous prenons alors un tuk-tuk direction Apico Supercenter après avoir rendu la chambre et laissé nos sacs à la réception. C'est là que nous aurons le plus de choix en thés et épices, aux vrais prix... Nous y passons un bon moment et profitons pour y déjeuner à la petite cafétaria couleur locale. Ce sont les sacs à dos chargés débordant dans des plastics que nous poursuivons ensuite à pied dans Negombo. Marchés, échoppes, vendeurs ambulants, sonos à fonds devant les magasins : la ville est bien agitée, dans une chaleur accablante. Negombo a la particularité d'être majoritairement chrétienne : il y a quantité d'églises et on y croise plein de religieuses.
Nous finissons par atteindre la lagune qui s'étend au sud de Negombo. Elle est fermée par un port de pêche où sont alignés les bateaux colorés ainsi que des pirogues à balancier plus traditionnelles et où les oiseaux viennent quémander poissons ou fouiller les détritus.
Un peu plus loin nous atteignons la mer avec son fameux marché aux poissons à l 'odeur pestilentielle car ils en font sécher une partie au soleil.
La plage de Negombo commence ensuite pour plusieurs kilomètres mais n'est pas réputée pour sa beauté ni sa propreté... Nous n'allons donc en parcourir que les premiers mètres où nous sommes assaillis de gamins des quartiers pauvres qui nous réclament de l'argent (ou à défaut, des "school pens", ça tombe bien, il nous en reste ! ), et prenons un tuk-tuk pour remonter vers notre hôtel pour des négociations de cobras et varans sculptés dans les boutiques des alentours.
Mais avant cela ce petit bout de plage nous donne quand même l'occasion d'apercevoir les fameux bateaux de pêche typiques de Negombo avec leur voile carrée de couleur marron due à une teinture spécifique.
La ville est tellement touristique (quasiment tout le monde s'arrête ici avant de reprendre l'avion) que les prix le sont aussi. Par exemple un varan de 20 cm de long est étiqueté 32$ US !! Mais comme il n'y a pas foule nous arrivons à trouver le bonheur des enfants à un tarif qui nous parait un poil plus raisonnable même si les types ont sûrement très bien gagné leur journée !
Thomas découvre qu'un hôtel héberge un centre de kitesurf : dommage, pas de vent aujourd'hui car la location de l'équipement complet à 20€ l'heure était cette fois-ci très raisonnable...
On se rabat sur la piscine de l'hôtel pour passer nos derniers moments de détente. Il y a un cours de natation pour des jeunes qui prend pas mal de place donc nous serons très raisonnables sur le lancer de nains...
A la place, Karine et Thomas font un dernier festin des ramboutans achetés dans l'après-midi... Ah !... Ils vont nous manquer ceux-là...
Nous rencontrons aussi une famille pakistanaise de 3 enfants qui batifolent avec les nôtres. Le monsieur, qui s'est remarié après un divorce et de grands enfants, a vécu 30 ans à Genève et parle français. Il est bien content de nous raconter un peu tout ça et nous explique que maintenant qu'il est à la retraite, il cherche le pays où s'installer car il n'a pas vraiment envie de retourner au Pakistan (ah bon ?). Après le Sri Lanka ils partent 3 semaines en Malaisie pour voir un peu à quoi ça ressemble...
Puis nous profitons de la douche avant de nous changer pour le vol. Un dernier saut à la plage pour prélever du sable pour une collectionneuse qui se reconnaitra et nous allons dîner à l'hôtel d'un dernier délicieux Fried Rice et d'un Prawns Rice & Curry en attendant notre tuk-tuk.
Oui ! Le fameux qui, hier soir, a réussi l'exploit de nous prendre à 5 avec nos 6 sacs et la poussette à bord de son engin ! une perle comme ça on n'allait pas la laisser passer, aussi nous l'avions réservé dès la veille. Le trajet est un peu sportif pendant une demi-heure, surtout quand un camion nous grille une priorité et passe à 10 cm, mais nous arrivons sains et saufs au hall de départ, quand même plus classe que celui des arrivées que nous avions découvert rapidement 3 semaines plus tôt. Nous avons quand même un peu de temps devant nous car il est 22h et nous décolons à 2h du matin. Chacun s'occupe ou se repose.
D'ailleurs, les duty free et magasins ne prennent même pas les roupies mais seulement les dollars ! Thomas trouve quand même une boutique, dans un espèce de petit souk, qui accepte de prendre ses 500 dernières roupies dans 15 g de Golden Tea, le champagne des thés, non fermenté et qui est constitué uniquement de jeunes pousses et de boutons prélevés au dessus de 3000 m d'altitude. Une aubaine car quand il avait voulu en acheter ailleurs, c'était 10€ les 15 g... Sûrement pas la même qualité, mais on pourra quand même gouter celui-ci...
Il retrouve la tribu endormie devant notre salle d'embarquement et personne ne demandera son reste pour poursuivre son somme dans l'avion de la Fly Dubai qui décolle à 2 h du matin...
