Jour 15, 20 juillet : de thé en cascade

Publié le par KTTOE

Nous nous réveillons bien emmitouflés ce matin, car au milieu de la nuit nous avons enfilé nos polaires ! Bon, on a bien eu un petit chauffage supplémentaire qui a débarqué de sa chambre, conduit par Théo parti ensuite se recoucher, vers 5 h du matin. Peu avant le lever du soleil et le début du trafic de camions et trains sous notre fenêtre, donc autant dire que la nuit était quasiment finie... Peu importe car il ne fallait pas trainer pour monter dès 8h au Lipton's Seat, un point de vue au sommet de la plantation de thé acquise par Sir Thomas Lipton au début de son aventure du thé, ici au Sri Lanka. Ce n'est pas lui qui a inventé le thé, ni eu l'idée de remplacer les caféiers malades de Ceylan par des théiers, mais après avoir fait fortune dans l'épicerie aux USA, il investit ici, à Dambatenne, et fut le premier à inscrire sur ses emballages les instructions pour une préparation optimale du fameux breuvage, ce qui fit sa fortune ! Notre tuk-tuk, arrangé à l'aide de notre Guesthouse, nous embarque sitôt avalé le petit déjeuner pour les 18 km de lacets défoncés qui serpentent dans les plantations vers l'usine de Dambatenne, que nous dépassons pour continuer jusqu'au point de vue. Eliott insiste pour conduire le tuk-tuk.

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A peine partis, notre chauffeur nous demande l'autorisation de s'arrêter faire une petite prière dans son temple hindouiste au bord du chemin. Si c'est pour prier St-Christophe : go ! Nous en aurons bien besoin... La vue est magnifique et donne sur les plaines du sud, car nous sommes vraiment au bord de la zone montagneuse du centre du pays.

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Les flancs de la montagne ondulent de feuilles d'un vert parfois tendre, parfois soutenu, selon l'âge des pousses. Contrairement à ce que nous avions observé en Malaisie, dans les Cameron Highlands, il y a ici plein d'arbres plantés au milieu des théiers, ainsi que plein de petits rochers, ce qui donne un cachet particulier au lieu. Ça grimpe, ça grimpe ! Mais nous finissons par arriver au sommet, sur une colline parfaite où les bords du chemin sont plantés de petites fleurs jaunes le long des théiers. Bucolique à souhait !

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En haut, après quelques photos et un crèmage en règle car le soleil donne bien, nous allons prendre une indispensable cup of tea à la guitoune avant d'entreprendre la redescente à pied, du moins le premier kilomètre, avant de remonter dans notre tuk-tuk pour gagner l'usine que nous allons visiter.

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A droite à gauche sur les flancs des collines, les cueilleurs sont à l'oeuvre.

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Nous avions déjà visité une tea factory à l'île Maurice, donc nous ne sommes pas surpris du processus décrit ici et heureusement car dans le bruit des machines et avec l'accent du type, c'est bien difficile de comprendre ce qu'il nous raconte ! On retiendra toutefois que 50 personnes travaillent à l'usine (à 74 roupies de l'heure, 10 h /j incluant le temps de déjeuner) tandis que 1200 cueilleurs se répartissent les champs (et habitent dans des villages au milieu des plantations.

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Ils touchent, eux, 20 roupies de l'heure pour un minimum de 2 sacs de 9 kg par jour de feuilles ramassées (au delà de ce poids ils ont des extras). Nous repartons avec notre premier achat de thé, du BPOF, pour Broken Orange Pekoe Fanings, la meilleure qualité qui soit nous assure-t-on... On verra bien en rentrant et en le goûtant ! Pas le droit de prendre des photos à l'intérieur mais notez quand même l'espace dégustation pour les acheteurs négociants et les 2 magnifiques hibiscus qui ornent l'entrée !

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Nous repartons et descendons en tuk-tuk la petite route vers Haputale car nous allons désormais remonter 3 km en face pour jeter un œil à un monastère bénédictin installé dans le manoir qu'avait fait construire un riche planteur britannique, M. Adisham. La route qui y mène est magnifique et traverse, rien que sur cette petite portion, différents types de forêts et de jungle... La zone a d'ailleurs l'air préservée car plusieurs panneaux sur les accotements présentent la faune et la flore qu'on peut y rencontrer. L'Adisham Monastery ne casse pas des briques dans son style, et nous n'y passerons de toute façon qu'une vingtaine de minutes car c'est presque l'heure de la fermeture du midi.

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Point de moines dans les parages, mais la possibilité de voir, dans leur jus, 2 ou 3 pièces du manoir d'époque à la vue magnifique. Également d'acheter la confiture produite par ces bénédictins (ça change de la bière ou du fromage, non ?) : du chutney de mangue vient donc alourdir nos bagages. Ils ne doivent plus utiliser leur matériel originel, mais il est encore visible.

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Le chauffeur était réservé pour ces 3 visites mais nous négocions une rallonge pour aller jusqu'aux chutes de Bambaraganda, les plus hautes du pays avec près de 300 m, situées à environ 22 km. Petite pause préalable "en ville" pour acheter le déjeuner et faire le plein, puis nous voilà partis dans les lacets en direction de l'ouest. Une petite pause déjeuner s'impose donc et dvant ce panorama magnifique, c'est bien agréable de se restaurer. Surtout en tuk-tuk, pas vrai Oscar ?

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Bien qu'il ait fait le plein, notre sympathique chauffeur optimise en coupant le moteur : vu que ça descend, mieux vaut en effet en garder sous le pied pour le retour car ça ne va pas être de la rigolade ! Après une vingtaine de kilomètres, nous quittons la route principale pour nous engager sur une plus petite qui remonte à flanc de montagne et nous mène jusqu'à un virage, après 3 km, où le tuk-tuk s'arrête et nous dit qu'à partir de maintenant il faut continuer à pied en suivant les traces dans la jungle... La chute nous surplombe au loin et l'excitation de nous cinq se fait déjà sentir à l'idée d'atteindre le bassin au pied des eaux tumultueuses !

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Quelque 700 m plus loin, après avoir crapahuté dans les buissons, traversé un gué, glissé dans la aiguilles de pins et escaladé rochers et racines, nous découvrons enfin le bassin et son bruit assourdissant.

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Quelle beauté ! Karine la pensant trop froide à son goût, les 4 gars se dévêtissent et plongent prudemment dans l'eau histoire de ne pas avoir de mauvaise surprise car on ne voit pas le fond. Eliott reste dans les bras de Papa et retourne vite avec Maman car lui aussi ne la trouve pas si chaude que cela. Les trois plus téméraires vont alors chacun leur tour sous la cascade, qui ne tombe pas directement de 300 m, ce serait insoutenable, mais rebondit une dernière fois une trentaine de mètres plus haut en cette saison où le débit est assez faible.

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En rejoignant la route principale, nous doublons un groupe de français la tête en l'air vers un arbre : il y a là un écureuil de jungle, 5 fois plus gros que ceux qui trainent près des hommes. bel animal à la queue beaucoup plus touffue.

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Après cette excellente baignade, nous nous retrouvons bercés dans le tuk-tuk du retour qui peine parfois dans les montés, et tout le monde y va de son petit somme. Nous lui demandons de nous déposer en ville pour la traditionnelle glace du goûter et nous finissons le parcours à pied. De retour à Awinco Rest, Thomas décide de repartir faire un footing histoire de ne pas avoir amené le matos pour rien ! 8km, dont 253 m de dénivelé positif en 46 min, histoire de bien passer pour un extra-terrestre aux yeux des nombreux locaux croisés. Mais qu'est-ce que ça fait du bien ! La patronne nous admet dans sa cuisine pour voir la préparation de l'excellent repas du soir que nous avalons ensuite avec délectation. C'est ensuite en rangeant les sacs que nous nous rendons compte que nous avons oublié dans notre tuk-tuk nos pots de confiture... Pas de quoi nous empêcher de dormir, mais il faudra régler ça demain matin !

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Publié dans Holidays

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