De la mer à la forêt (Pulau Kapas-Jerantut vendredi 3 juillet)

Publié le par KTTO

Bon, on ne peut pas dire que la nuit fut une merveille de récupération… Les gars ont du faire pas mal de cauchemars pour une partie de la nuit et des rêves de baignade pour le reste… On a eu le droit à du crawl en long et en large du lit et à un grand cri : « Il ne faut pas plonger !! » de Théo à une heure où les varans ne sont pas encore partis à la baignade… Car c’est en effet ce qui nous attendait au réveil, lorsque nous avons décidé d’aller piquer une dernière tête avant le petit déjeuner et les bagages : un bestiau de près de 2 mètres de la tête à la queue nous attendait entre notre chalet et la plage et a filé se cacher dans le trou du gros arbre qui sert de parasol à tout le restaurant en nous voyant. Théo, lui, obnubilé par la baignade, était déjà dans l'eau avant même que le varan ne soit dans sa cachette et il ne l'a même pas vu ! Dernier petit déjeuner les pieds dans le sable, dernière douche froide fort appréciée, et zou ! Nous voilà à trainer nos sacs vers la plage voisine pour gagner le bateau de 10h qui nous ramène sur le continent, après avoir échangé un gros hug avec Rose. Nous espérons avoir un bus pour Kuantan, notre prochaine étape où nous devons récupérer notre voiture de location avant 17h, vers 11h. C'est mal parti : le bateau quitte Pulau Kapas à 10h15 seulement… Traversée sous un soleil de plomb et mer plate.

Thomas surveille la montre : nous débarquons à 10h36 sur le quai de Marang et courrons vers un taxi. Nous avons lu dans les guides que la ville de Dungun, au sud de Marang, recèle une grande gare routière qui permet de trouver des bus express. Thomas explique au chauffeur, qui ne semble pas parler anglais ou si peu : "Dungun bus terminal. We need to take a bus to Kuantan as soon as possible". "Ok, ok !" + des trucs incompréhensibles. Quand soudain, au feu de la grande mosquée, nous le voyons tourner à droite vers Kuala Terranganu au lieu de prendre à gauche vers Dungun !! Énervement de notre part, surtout quand on voit l’heure tourner ! Mais l’homme reste placide, même lorsqu'on essaie de lui dire que le bus part à 11h. C’est l’heure pile à laquelle nous arrivons sur le quai de la gare routière : Thomas laisse Karine payer et récupérer les sacs et file en courant aux guichets des 4 ou 5 compagnies qui vont à Kuantan : chacune répond que le bus vient de partir et que le prochain est à 16h ou 17h au mieux !!! C’est mort pour la bagnole et ça va foutre la pagaille dans notre programme à nouveau… Soudain un homme en T-shirt jaune qui s’amusait des enfants, semble comprendre que nous voulons aller à Kuantan et se précipite au guichet d’une compagnie, explique notre cas au guichetier qui appelle le chauffeur pour s’assurer que le bus n’est pas parti et nous vend 3 tickets (Oscar ne paie pas). Sauvés ! Le bus, jaune lui aussi, et à 2 étages pour la plus grande joie des enfants, nous attend sur une plateforme de départ derrière l’angle du bâtiment des guichets… C’est parti pour 3h30 de bus, pause déjeuner comprise, pour atteindre la gare routière de Kuantan.

Climatisation à fond, route longeant la mer sur une grande partie du trajet, sièges confortables : nous voilà en bonne position pour reprendre nos esprits.
La route est plutôt belle car elle longe la mer la plupart du temps sur notre gauche et nous permet d'observer tantôt de belles villas, tantôt l'habitat local, en bois.

A Kuantan nous sautons dans un nouveau taxi, dans lequel Oscar s'endort, pour gagner l’aéroport où se trouve Avis, notre loueur qui permet de déposer la voiture dans une autre ville, à Penang en l’occurrence.

Nous faisons l’impasse sur les sièges enfants, non obligatoires, mais prenons un GPS, car ici il n’y a pas un seul non de rue d’inscrit. Puis nous découvrons notre Proton Wira, un classique ici, avec boite auto et poste de conduite à droite.

Nous programmons Jerantut et la dame nous annonce une arrivée 2 h plus tard. Thomas se concentre bien pour rester à gauche et tout se passe bien, jusqu’à ce que la dame nous perde une première fois en oubliant de nous dire de tourner vers Jerantut quelques kilomètres après la sortie de l’autoroute… Heureusement que nous avions vu les panneaux.

Nous quittons bientôt les routes un peu larges, sur lesquelles travaillent des gars du « Conseil général » pour faucher les accotements, munies de bandes d’arrêt d’urgence. Ou plutôt de bandes de « rattrapage de dépassement raté », qui permettent aux voitures arrivant en face de vous de dégager et vous laisser la place quand vous vous êtes, comme c’est souvent le cas ici, engagé dans un dépassement hasardeux (en côte, juste avant un virage, etc.) ! Notre route devient donc large comme deux voitures, pas un centimètre de plus, remplie de nids de poule et serpente sérieusement au milieu de bananeraies et palmeraies. Soudain nous débouchons à Maravandathar, un temple hindou planté au milieu de nulle part, bel édifice de couleur claire, édifié autour d’un arbre gigantesque qui le traverse.

A l’approche de Jerantut, « camp de base » des expéditions vers le Taman Negara, où se trouve notre hôtel pour les 2 prochaines nuits, notre GPS nous indique de prendre une route à droite qui part dans la jungle… Intrigués, car le NKS Hotel se trouve sur la rue principale de la ville, indiquée tout droit à 8 km, nous décidons d’ignorer et de continuer. Nous traversons un barrage de police. RAS ! Nous arrivons en ville, que le GPS nous fait traverser pour nous faire arriver dans une sorte de zone industrielle près d’une caserne de pompiers ! Panique à bord ! Nous décidons de reprendre la route initialement indiquée, se disant que peut-être que la ville est étalée et que l’accès à notre quartier se fait par l’autre côté de la rivière… Il fait nuit, nous avons déjà dépassé de 45 min le timing annoncé et les gars se sont déjà endormis.

Nous repassons le barrage de police et tournons à gauche. Le GPS nous fait faire 11km dans la palmeraie et nous dit que ça y est, nous sommes arrivés ! On s’est à nouveau fait avoir… Demi-tour. Nous nous arrêtons dans une sorte de restaurant sous les palmiers : pas une âme qui parle anglais... Toutefois on arrive à se comprendre et le gars m'indique qu'il faut retourner vers Jerantut et demander à la police. Ca tombe bien, il y a toujours le barrage : on va commencer à attirer les soupçons ! Mais cette fois-ci le flic ne parle par anglais, ni ses collègues… Il nous dit quand même de continuer vers la ville pendant environ 5-6 km. Thomas a alors l’idée, plutôt que de rentrer l’adresse, de chercher l’hôtel dans la rubrique logement du GPS. Il nous indique à nouveau la direction de la caserne mais nous fait cette fois-ci tourner à droite un peu plus tôt pour rentrer en ville et atteindre enfin notre vraie destination… Bilan : 1h30 de retard et 60 km en trop ! Consolation : l’hôtel est sympa, très propre, équipé du Wifi. Nous dinons dans un boui-boui indien faisant face à l’hôtel. Délicieux mais plutôt épicé ! Cette fois-ci chacun a son lit et il faut vite dormir car demain l’expédition vers la jungle nécessite un lever vers 7h15…
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Publié dans Holidays

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F
Coucou, <br /> Contents de voir que vous avez échappé à l'orage qui était sans commune mesure avec celui du Mans effectivement...et que vous avez enfin trouvé cet hôtel !!<br /> Bon repos après toutes ces émotions...<br /> <br /> Elise, Hervé et Clément<br /> (incroyable on trouve du WiFi "presque" partout ;-)))
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K
<br /> Le repos, je crois que ce sera pour plus tard !  Bisous à vous 3<br /> <br /> <br />
C
C'est ce que ça a l'air rudement fatigant ce voyage !! ;o)
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