Kuala express !
Ce mercredi 24 juin 2009, nous nous sommes levés à la même heure que pour aller à l’école, mais cette fois-ci le trajet sera beaucoup plus long que d’habitude ! Papa et Maman s’étaient levés avant nous pour finir de préparer les bagages, malgré tout c’est avec un peu de retard que nous sommes partis vers l’arrêt de bus près de la maison. Nous sommes passés devant notre école avec nos gros sacs, pour la dernière fois de l’année. Nous y reviendrons en septembre avec plein de souvenirs et d’aventures à raconter à nos copains et à nos maîtresses !
Marche a pied, bus, TGV, avions, metro automatique, car, taxi : petit resume en images d'une premiere journee qui nous a vu fouler le sol de 3 pays differents pour aborder le periple que voici !

Ca commençait mal pour aller à la gare : le bus nous est passé devant pour 10 secondes !
Heureusement, nous avions encore largement le temps pour rejoindre la gare. Cela faisait très longtemps que nous n’étions pas montés dans le TGV. Nous avions un petit carré avec une table où nous avons pu faire des coloriages.

A la gare de l’aéroport, quelle ne fut pas notre surprise de tomber sur Tata Jeanine en haut de l’escalator !! Elle rentrait du Canada et reprenait son train vers Angers.
Avant de prendre notre pique-nique, nous avons appelé Daniel, le parrain de Karine qui travaille à Air France et qui nous a montré son bureau.
On a fait passer nos sacs dans une machine et au micro une dame a dit que les policiers allaient détruire un sac que quelqu’un avait oublié.
En attendant l’avion nous allés sommes acheter des petits cadeaux pour les copines de Maman qui travaillent en Malaisie : elles voulaient des petits souvenirs de Paris, alors nous avons pris un T-shirt "I love Paris", 2 porte clé, 2 boules à neige, une tour Eiffel boite à musique et un crayon.
Après il a fallu attendre encore un peu en regardant un dessin animé de Maisy sur l’ordinateur et les gros avions de la piste. Papa nous a construit un avion de chasse avec une carte-puzzle 3D d’Hayden mais il s’est cassé par la suite tellement on a joué avec.

Enfin nous sommes montés dans le premier avion d’Air France, assez petit (A321) pour aller à Amsterdam : dedans il y avait un monsieur immense qui touchait presque le plafond !

Ce fut très rapide car après 40 min et une collation, nous atterrissions déjà à Amsterdam Schipol. Nous disposions de 2 heures avant d’embarquer dans le Boeing 777 de la KLM, le plus grand avion de leur flotte, en direction de Kuala Lumpur. Nous en avons profité pour prendre un second goûter et faire un peu les fous comme d'habitude...

Dans ce grand avion, il y avait des super télés dans le dossier du siège, avec une télécommande et plein de films à regarder (85 !!), des jeux vidéos, de la musique, etc. On a regardé Batman, Peter Pan, Spiderman, Dumbo. L’hôtesse nous a aussi donné des coloriages et plusieurs fois à boire et à manger : on a eu des pâtes aux brocolis, comme à la maison, et Maman a mangé du poulet sauce aux huitres ! On a fait un bon dodo et été plutôt sages pendant ce long vol de 12 heures.

Notre avion a survolé la Mer Noire, l’Afghanistan, le Pakistan, l’Inde, longé l’Himalaya, puis plané au dessus de la mer le long de la Thaïlande et des forêts de cocotiers Malaisiennes avant de se poser dans le magnifique aéroport international de Kuala Lumpur. Nous y avons aussitôt pris un petit métro automatique pour nous rendre à la douane et à la récupération de nos bagages que nous avons très vite retrouvés. Papa et Maman ont retiré de l’argent : des Malaysian Ringits pour lesquels la conversion n'est pas trop difficile car il suffit de diviser par 5 pour avoir la valeur en euros. Ils ont pu acheter tout de suite nos billets de train pour rejoindre le centre ville de Kuala Lumpur situé à près de 50 km. Nous avons alors découvert l’architecture locale le long du trajet, plutôt moderne mais avec un style typique de toits en pagodes. Il y avait plein de lotissements modernes, des golfs, des immeubles ou des ponts futuristes, et on a aussi aperçu les fameuses tours Petronas. Dans le train nous avons retrouvé nos voisins d’avion, un couple de français avec leurs 2 garçons, Lenny, 3 ans 1/2 et Noé, 8 ans, qui partaient eux pour Bornéo après 3 jours à Kuala Lumpur. On a bien fait les fous-fous et les acrobates dans le train puis on a cherché ensemble le bus qui nous mènerait dans le centre-ville depuis la gare centrale. C’est là que nous sommes sortis pour la première fois des espaces climatisés et que nous avons pris conscience qu’il faisait 32 degrés !!
Nous avons fini par trouver le bon bus mais nous n’avions pas la monnaie nécessaire et le chauffeur ne voulait pas de notre billet de 50 MYR, alors 2 ou 3 passagers se sont précipités gentiment pour nous donner le change.
Arrivés à la station à l’entrée du quartier chinois, pas évident de trouver la bonne rue ! Mais nous avons fini par y arriver pour trouver notre auberge de jeunesse un peu à l’écart du tumulte.
Et là ! Surprise, la gérante nous apprend qu’elle nous attendait… la veille !!! Stupeur… Nous avons calé tout notre planning de réservations, vols, etapes, etc. avec un jour de décalage, oubliant que partant de France le 24 juin nous arrivions en fait en Malaisie le... 25 !
La décision fut vite prise : pour recaler tout cela, nous n’avions pas d’autre choix que de rejoindre directement Malacca le soir meme et de garder la visite de Kuala Lumpur pour la fin du séjour…
Le temps d’un arrêt pipi et d’un coup de fil à la Tony’s Guesthouse de Malacca pour prévenir de notre arrivée tardive et nous voilà repartis avec nos sacs en direction de la gare routière de Pudu Rayat, située heureusement à 10 min à pied. Nous nous faufilons sur les trottoirs étroits où règne l’effervescence de la fin de journée et tombons vite sur un « rabatteur » et son talkie-walkie qui nous guide Maman et les 2 fistons jusqu’au bus et emmène Papa au guichet des billets. Quarante-quatre MYR (8€) et quelques minutes plus tard, nous voilà dans le bus climatisé pour parcourir, en 1h45, la grosse centaine de kilomètres nous séparant de notre première chambre.
Nous y serons à 21h après qu’un taxi du nom de Sharin, papa d’un jeune garçon de l’âge d’Oscar, nous y eut déposé.
L’endroit fleure bon le baroudeur avec une déco héritée des voyageurs du monde entier qui défilent dans la maison de Tony. Un double CD d’Eddy Mitchell trône même dans le lounge !
Mais la longue journée n’est pas finie, car les gars, bien sages durant tout le trajet, méritent bien d’avaler quelques frites avant d’aller au lit. Nous repartons donc aussitôt les sacs déposés dans notre chambre décorée de lézards à la recherche d’un estaminet dans la vieille ville, le long de la rivière où circulent en enfilade des sortes de bateaux-mouches décapotés.

Nous atterrissons au Dutch Harbour Café, dont la carte nous semble alléchante : les hollandais, mais aussi les portugais et les chinois ont successivement occupé la ville qui bénéficie d’une position privilégiée dans le détroit de Malacca. Samosas, « home style potatoes" fries et une délicieuse assiette de fruits frais permettent d’aller sereinement prendre une bonne douche froide et nous mettre au lit sous l’immense ventilateur qui tournoie au dessus de nos têtes pour une première, mais courte, nuit de repos avant de poursuivre l'aventure.