J25 - Dernière étape balinaise : Candidasa
Un autre avantage du restaurant de notre hôtel, c’est qu’il se trouve en hauteur et permet de passer au dessus des arbres pour bénéficier d’une très belle vue sur le mont Agung dans la lumière du matin.
Avant de quitter Tulamben, nous tentons une sortie snorkelling en famille. Malheureusement les courants sont trop forts, et l'accès même à la mer est un peu périlleux. Thomas va donc seul jeter un dernier coup d'oeil à l'épave...
Qu'à cela ne tienne, nous allons profiter jusqu'au bout de notre bel hôtel et de sa piscine ! Étant quasiment les seuls clients, on nous autorise à prendre notre temps et à quitter la chambre aux alentours de midi.
Eliott s'éclate à sauter dans l'eau, d'abord dans les bras de papa ou maman, puis tout seul avec sa bouée !
Le taxi réservé la veille et avec qui nous avions convenu un départ à 13h30 vient nous interpeller en pleine baignade en fin de matinée pour nous demander si on ne voudrait pas partir maintenant. Ben non, désolé ! Il revient à la charge une petite heure plus tard en nous pressant et en insistant pour que l'on déjeune à l'arrivée et non avant de partir comme prévu. Ben non plus...
Vers midi nous montons donc déjeuner au restaurant de l'hôtel, qui jouit d'un panorama exceptionnel : d'un côté le volcan Agung, donc, de l'autre la mer.
À 13h30, nous quittons donc l'hôtel comme prévu et attendons notre taxi... qui bien sûr ne vient pas ! On avait bien compris, vu l'insistance du type, qu'il avait hâte de nous dépoter vite fait à Candidasa histoire de faire d'autres courses dans la journée, du coup on ne s'étonne qu'à moitié qu'il nous pose un lapin. Au bout d'une dizaine de minutes à attendre en plein soleil avec nos sacs sur le bord de la route, nous décidons de retourner dans le lobby de l'hôtel leur demander un autre taxi et juste à ce moment, le nôtre arrive enfin... Là il nous explique qu'il ne va pas pouvoir nous emmener mais que son frère va nous y conduire. Ledit frère arrivant dans un minibus qui sur Leboncoin ne trouverait même pas sa place à la rubrique "vends pour pièces"...
Thomas prend place à l'avant tandis que Karine et les petits s'installent tant bien que mal sur les petites banquettes à l'arrière au milieu des sacs, avec une portière grande ouverte maintenue par une ficelle... Karine, passablement énervée, fait remarquer au taxi que le deal était de nous conduire en toute sécurité dans un véhicule récent et climatisé à 13h30 et que là, non seulement il était en retard, mais en plus il nous refourguait une poubelle roulante. Faut pas abuser ! Il nous accorde une petite reduc (de quoi payer le goûter), et c'est parti... Heureusement, le trajet ne devrait pas durer plus d'une heure et demie et les paysages sont magnifiques. Nous traversons notamment les rizières d’Abang, les plus prisées du pays, que nous avions ratées lors de notre visite de Tirta Ganga il y a quelques jours, notre chauffeur ayant une fois de plus merdouillé plus ou moins intentionnellement.
Oscar et Eliott, pas plus perturbés que ça par le véhicule, en profitent pour faire une petite sieste.
De temps en temps nous croisons les gars du conseil général, mais pas en tongues cette fois-ci !
Nous arrivons donc à Candidasa comme prévu en milieu d'après-midi. Notre hôtel, le Sekar Orchid, réservé de longue date, est un peu excentré. Les bungalows sont disposés autour d'un agréable jardin en front de mer, mais la plage n'est franchement pas terrible, les logements sont sans charme, il n'y a pas Internet (drame !), pas de piscine, et surtout c'est beaucoup plus cher que tous les hôtels où nous avons séjourné jusqu'à présent en Indonésie.
Nous décidons donc de ne passer que cette nuit ici et de chercher un autre endroit pour notre dernière nuit à Bali.
Nous partons découvrir Candidasa à pied et trouvons rapidement un nouvel hôtel, bien plus sympa et plus adapté au budget "fin de vacances" ! Nous trouvons également un taxi pour nous conduire à l'aéroport le surlendemain (après étude comparative d'une bonne demie douzaine de propositions et marchandage en règle - un peu saoulante la méthode indonésienne !).
La ville ne présente pas grand intérêt, et se limite à une route principale bordée des habituels hôtels, restos et échoppes pour touristes. Cet ancien village de pêcheurs a été aménagé en station balnéaire il y a une trentaine d'années, entrainant la disparition du récif qui protégeait la plage ( le corail est utilisé pour fabriquer la chaux nécessaire aux constructions...). Donc plus de plages... Et un village sans aucun charme ! On en vient même à se demander pourquoi il y a tant d’hôtels ici, et à ces tarifs !
Au centre du village se trouve néanmoins un petit temple dédié à Hariti, la déesse de la fertilité, qui domine un vaste bassin à nénuphars (malheureusement pollué par des détritus et sacs plastiques). Les fleurs sont fermées à cette heure chaude, il faudra revenir demain. Il est alimenté par une source dont profitent les locaux pour venir faire leur toilette et laver le linge.
Nous prenons notre diner au restaurant de l'hôtel où nous devons migrer demain. Nous assistons à un spectacle de Legong avec de très jeunes artistes !
À l'issue de ce sympathique "diner - spectacle", le resto nous offre le taxi pour nous raccompagner à notre hôtel, sympa !