J23 - Plonger à Tulamben (ou pas)
Thomas est bien sûr le premier debout puisque la (grosse) journée de plongée démarre dès 8h, avec briefing à 7h30, et avant cela, mieux vaut quand même se mettre un petit déjeuner dans l'estomac. Cette première immersion de la journée est la plongée profonde, à 30 m, avec assez peu d'exercices si ce n'est une modalité de descente en face à face pieds en bas avec son buddy en contrôlant régulièrement son ordinateur qui donne notamment la profondeur. Au fond, un exercice chronométré de mathématiques pour expérimenter les effets de la narcose à l'azote (qui ralentit entre autres les réactions, puisque nous referons l'exercice en surface avec 25% de temps de moins). Puis exploration d'un magnifique tombant couvert de corail et poissons. Thomas plonge cette fois avec Bruno, un Divemaster canadien sympa comme tout et très bout-en-train et toujours Adrian comme buddy.
Après un bon petit-déjeuner au Dive Concept, nous refermons les sacs pour migrer vers notre nouvel hôtel, repéré hier par Karine.
Le Puri Wirata est à l'autre bout de Tulamben (c'est à dire quelques centaines de mètres...). Huit bungalows élégants bordent un joli jardin tropical agrémenté d'une piscine à débordement. Là encore, il n'y a décidemment pas foule, nous aurons l'endroit rien que pour nous les 2 jours... Le rêve ! Nous sommes accueillis avec un petit cocktail de bienvenue que les 3 loustics sirotent sur le bale de notre terasse. Jusqu'à ce que Theo casse un verre... Ou comment avoir la honte en moins de cinq minutes...
Thomas remet ça à 13h30, alors nous partons déjeuner assez tôt, dans un nouveau warung où Théo test le croque-monsieur local, la « jaffle », qui existe aussi fourré à la banane ou à l’ananas, parfois servi au petit-déjeuner. Karine teste, elle, une "pizza" qui n'en avait finalement que le nom !
La plongée de cet après-midi, c’est la spécialité « plongée sur épave ». Et ici on est vernis pour ça avec le Liberty, donc ça tombe bien ! On y descend avec le petit camion pick-up spécialement aménagé pour y loger les blocs préparés au clubs.
Adrian fait sa plongée photo, donc Thomas le suit comme buddy et sa tâche est de noter sur sa tablette les éléments dangereux, instables, coupants ou avec lesquels on risque de s'emmêler, c'est à dire presque rien car cette épave est très peu dangereuse.
On peut remarquer que la proue, située côté profond, bascule par rapport au reste de l'étrave et finira un jour par se détacher et tomber un peu plus bas. Deuxième exercice : relever l’axe de l’épave, soit 330°. Pas évident car lorsqu'on le découvre pour la première fois, il n'est pas évident de repérer les morceaux et savoir si on est bien dans un axe lon’itudinal. En outre, la masse métallique perturbe un peu le compas et il ne faut pas être trop près nons plus… A part ça, exploration tranquille, de la proue à la poupe, en passant par le canon, l'ancre, une grande chambre dans laquelle on peut rentrer, par un petit trou ou par un plus gros. En tout cas, c’est un peu l’autoroute là-dessous ! Il y a des dizaines de plongeurs à cette heure là : tous ceux de Tulamben, mais aussi ceux d’Amed, de Candi Dasa, de Padangbai…
La coque rouillée est couverte de coraux et chaque recoin recèle un poisson. Une très belle plongée qui confirme la réputation du site.
Poisson lime :
Pendant ce temps-là le reste de la famille profite de la belle piscine au sein du jardin tropical et ne regrette absolument pas d’avoir changé d’hôtel.
Thomas revient en milieu d’après-midi après le debriefing et nous repartons à la plage avant d’aller diner assez vite car Thomas remet ça à 19h pour le briefing de sa 3eplongée de la journée : la spécialité « plongée de nuit » ! Malheureusement, la mer a forci un peu et Karine, Théo et Oscar auront une mauvaise visibilité sur l'épave, qui affleure pourtant à 3 ou 4 mètres seulement sous la surface côté poupe.
Retour donc sur l’épave, toujours en entrant dans l’eau par la plage, mais cette fois-ci dans le noir total, à la seule lueur d’une torche étanche, secoués sur les galets par les vagues ! Ce qui était décrit comme angoissant ne l’est finalement pas et la plongée va durer plus de 50 min, preuve que nous n’avons pas consommé plus d’air que d’habitude. C’est une expérience extra-ordinaire et complètement nouvelle par rapport à celle du matin. Mis à part un petit exercice en début de plongée durant lequel Thomas doit partir nager seul à l’opposé de Philippe, son Divemaster, qui part lui-même se « cacher », pour qu’ensuite Thomas le retrouve grâce au halo de sa lampe, le reste sera une exploration selon un chemin similaire à l'après-midi, mais avec la surprise de voir surgir à chaque instant dans son faisceau un pan de l'épave, un banc de poissons multicolores ou un énorme poisson qui vient dormir la nuit dans un recoin (Poisson perroquet à bosse d'un mètre de long, mérous, etc.). La nuit révèle également des espèces qu’on ne croise pas le jour : poissons pipes, nudibranches, plancton qui devient phosporescent lorsqu’on éteint la lampe et agite ses mains dans l’eau. Pas de photos de cette sortie, mais de formidables souvenirs ! Donc pour finir l'article, quelques photos de l'après-midi prises par Philippe et Adrian.
Oriental sweetlips :
Entrée dans la chambre par le petit passage :
Et pour finir, ce magnifique poisson-scorpion, croisé à plusieurs occasions grâce aux Divemasters qui savent les repérer...