J17 - Bye bye the Gili's
Le premier réveillé ce matin à 6h30, tout juste 5 minutes après le lever du soleil et synchro avec les chants de coqs (et la mosquée, quoique ça, on a parfois l'impression que c'est en 24/24 en cette période de ramadan), c'est notre petit campeur, qui dézippe tout seul sa moustiquaire et file rejoindre papa et maman ses Doudous dans les bras : "bonzour !".
Dernier petit déjeuner au sein du resto zen de Haki, où l'on croise quelques musiciens bien inspirés...
Thomas est motivé pour faire le tour de l'île en footing avant notre ultime petit-déjeuner à Amber House, puisque nous devons déjà quitter notre petite ile, après quatre superbes journées qui sont passées trop vite. Les autres français rencontrés ici nous ont tous dit que les deux autres Gili (Air etTrawangan) étaient surpeuplées et pas aussi belles, nous ne regrettons décidémment pas d'avoir choisi la paisible Meno. Quitter Meno, ce n'est pas simple... Il faut d'abord prendre une carriole à cheval pour rejoindre l'embarcadère (à l'aller nous avions été très courageux et avions porté nos sacs jusqu'à l'hôtel, avec la perspective d'une bonne baignade ensuite, mais ce matin, on va s'épargner la grosse suée...).
Deuxième étape, il faut prendre le "island hopper"' la navette maritime qui relie les trois iles à horaire fixe chaque matin.
Nous gagnons Gili Air, la plus à l'Est, pour prendre notre Fastboat (5 x 250 cv hors-bord !) qui doit nous mener à Padangbai en 1h (vous vous souvenez les billets à prix cassés !). Le voici, aux couleurs de la compagnie Marina Srikandi.
Il est censé partir à 11h mais en s'enregistrant à l'embarcadère nous apprenons que ce sera plutôt 11h30. Du coup, cela nous laisse un peu de temps pour découvrir un peu le port de Gili Air, où se déchargent toujours des flots de bateaux de ravitaillements divers.
Certains en prifitent pour faire bronzette les pieds dans l'eau pendant que d'autres se baignent.
Bon, en fait ce sera 11:45 et finalement on apprend aussi qu'on ne va pas à Trawangan qui devait être la deuxième ile pour prendre des passagers, mais on file vers un petit port de Lombok, une dizaine de kilomètres au sud de Bangsal pour faire le plein (genre 500 litres en bidons de 30 litres !). C'est vrai que ça doit être glouton ce genre de véhicule et mieux vaut ne pas tomber en panne sèche au milieu car on n'a pas l'ombre d'une voile pour nous aider à avancer... Pendant cet arrêt, Karine monte sur le toit, à côté des bagages non arrimés (... On croise les doigts) et Thomas garde la marmaille à l'intérieur. Après les habituelles excitations et chamailleries, Eliott finit par s'endormir quelques minutes à peine après Lombok, lorsque le bateau commence à fendre la houle en projetant d'immenses gerbes d'eau qui nous obligent à fermer les fenêtres... Il est bientôt rejoint par Oscar et Théo.
En fait, le bateau tire un tout-droit vers la côte Nord-Est de Bali puis la suit vers le Sud jusqu'à Padangbai. C'est l'occasion de découvrir sa physionomie, plutôt escarpée, avec toutefois de belles plages de sable noir couvertes de parus colorés en rangs d'oignons.
Enfin nous retrouvons notre petit port de Padangbai. Notre petit vendeur de billets pas chers nous attend pour nous conduire au taxi pour Ubud réservé en même temps que le Fastboat, pas de bol, c'est le même chauffeur que la semaine dernière, celui qui parle deux mots d'anglais (c'est-à-dire "more money") et qui nous plante le planning... L'après-midi étant déjà bien avancé, nous décidons de déjeuner sur place avant de prendre la route, et de retourner au "Padangbai café" où nous nous étions régalés il y a quelques jours. Bien sur le chauffeur insiste pour nous emmener déjeuner ailleurs (pas lourd du tout le type !) où il touchera sans doute une commission. Mais bon, ce ne sera pas avec nous...
À notre demande, nous faisons un arrêt à Klunkung pour visiter le Taman Gili, le palais sur l'eau qui était fermé l'autre jour. Le chauffeur nous réclame une rallonge pour cet arrêt alors que c'est quand même à cause de lui que nous avons raté la visite la semaine dernière... A peine sortis de la voiture, deux petites mamies nous sautent dessus pour nous vendre des sarongs et autres souvenirs (et on craque, enfin surtout Karine, elles sont sympas ces mamies !). C'est quand même usant d'être sans arrêt sollicités dès que l'on fait un pas. Cela nous surprend d'autant plus qu'en Malaisie nous n'avions jamais été enquiquinés.. Deux pays proches mais bien différents décidément !
Le temple célèbre, par un ensemble de peintures polychromes au plafond de 2 de ses toitures, la dernière bataille des Balinais contre les Néerlandais.
Ce petit parc est très agréable et le soleil déclinant donne aux édifices une jolie couleur. Un immense portail, qui ouvrait sans doute autrefois sur un village traditionnel aujourd'hui remplacé par des constructions contemporaines, jouxte le Taman Gili et le musée qui lui est parallèle. Ce dernier comprend quelques vieilles photos N&B des rois balinais ainsi que différents objets (armes, tenues de cérémonies, ustensiles, etc.).
Il est temps de reprendre la route pour gagner Ubud, notre camp de base pour les 3 prochains jours, village d'artistes et d'artisans au milieu des rizières, découvert par des artistes occidentaux au milieu du siècle dernier et qui s'est beaucoup développé depuis ! Nous arrivons de nuit et sentons déjà une effervescence toute particulière que nous avons hâte de découvrir demain après notre excellent diner au Savannah Moon, warung quasiment en face de notre hôtel, qui présente une excellente cuisine traditionnelle de façon design dans un décor typique, comme le canard fumé de Thomas cuit et servi en feuilles de bananiers avec sa tour de riz jaune... Un délice avant d'aller se faire bercer par le flot de la rivière qui jouxte notre bungalow !